Pas pleurer
EAN13 : 9782021116199
ISBN :978-2-02-111619-9
Éditeur :Seuil
Date Parution :
Collection :Cadre rouge
Nombre de pages :288
Dimensions : 21 x 14 x 2 cm
Poids : 302 g
Langue : français

Pas pleurer

De

Les deux figures majeures du roman sont Trotsky, qui poursuit là-bas sa longue fuite et y organise la riposte aux procès de Moscou tout en fondant la IVe Internationale, et Malcolm Lowry, qui ébranle l'univers littéraire avec son vertigineux Au-dessous du volcan. Le second admire le premier : une révolution politique et mondiale, ça impressionne. Mais Trotsky est lui aussi un grand écrivain, qui aurait pu transformer le monde des lettres si une mission plus vaste ne l'avait pas requis. On croise Frida Kahlo, Diego Rivera, Tina Modotti, l'énigmatique B. Traven aux innombrables identités, ou encore André Breton et Antonin Artaud en quête des Tarahumaras. Une sorte de formidable danse macabre où le génie conduit chacun à son tombeau. C'est tellement mieux que de renoncer à ses rêves.

Lydie Salvayre (Auteur) a également contribué aux livres...

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Thierry Illouz, Isabelle Letélié, Olivia Rosenthal, Sylvain Prudhomme, Marie Ndiaye, Lydie Salvayre, Camille Laurens, Koffi Kwahulé

Gallimard

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Pas pleurer / roman

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Lydie Salvayre

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Pas pleurer

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6 Commentaires 5 étoiles

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Commentaires des libraires

5 étoiles

Par .

Si avec l'âge la mémoire de Montse peu à peu s'efface, il est un souvenir qui reste toujours vivace dans sa tête et dans son coeur. Celui de l'été de ses 15 ans, en juillet 1936. Cette année-là, un vent de liberté soufflait sur l'Espagne, Montse quittait son village avec son frère José, Barcelone était en pleine effervescence et Georges Bernanos, installé aux Baléares, observait les prémices de la guerre civile. Car l'euphorie dans les rues, les cafés, et même les campagnes, ne dura qu'un temps. Que le peuple gouverne, qu'il se révolte contre les nantis, les propriétaires terriens, voilà une idée déplaisante pour les classes dominantes, les militaires et le clergé. Tandis que Bernanos est scandalisé par les exactions des franquistes qui assassinent à tout va ceux qui ne partagent pas leurs idées avec la bénédiction de l'Eglise catholique, dans les rangs républicains on se déchire entre partisans du PC, du POUM et anarchistes, en tuant quelques curés au passage. Montse, elle, rentre au village, lourde d'une après-midi d'amour fou dans les bras d'un poète français engagé dans les Brigades internationales. Sa mère entreprend alors de la marier avec Diego, le fils du ''seigneur'' du village, l'ennemi juré de son frère José qui ne voit en lui qu'un gosse de riche malgré sa carte du PCE.

Hymne à la vie, à l'espoir, à la liberté, Pas pleurer est aussi un hommage de Lydie SALVAYRE à sa mère, une trace de son histoire, avant que tous les souvenirs ne s'éteignent. C'est un récit joyeux, plein d'allant, écrit dans une langue colorée, le fragnol, mélange incertain de français et d'espagnol. Par la voix de la jeune et rebelle Montse, c'est tout un pan de la guerre d'Espagne qui se déroule, les camps qui s'opposent, les luttes fratricides, les partisans du renouveau contre ceux de l'immobilisme. Si le coeur de l'auteure bat évidemment pour les Républicains, elle a voulu, par souci d'objectivité, mêler au récit de sa mère, les descriptions du conflit par Bernanos, connu pour ses positions fascisantes. Mais l'homme s'insurge lui aussi contre les atteintes à l'encontre des libertés élémentaires, ceux qui ne se rallient pas à Franco, ceux qui osent une pensée contradictoire sont exécutés sous l'oeil bienveillant du clergé espagnol qu'il critique violemment.
Malgré toute la cruauté des faits, les morts, les trahisons, l'humiliation de la défaite, l'exil, les mots de Montse sont teintés des couleurs de la jeunesse et de la liesse de son si bel été 36. On découvre avec Lydie SALVAYRE qu'une mère peut cacher bien des secrets, qu'elle aussi a eu 15 ans, qu'elle s'est révoltée, qu'elle a aimé avec fougue. Un très bel hommage, à la fois drôle et émouvant, un Goncourt bien mérité.

Les illusions éperdues

5 étoiles

Par . (Librairie L'Armitière)

Un très beau roman sur la guerre d'Espagne. Montse n'a pas 17 ans quand elle fuit son village avec son frère anarchiste faire la révolution... Mais bientôt, les fascistes arrivent et le rêve de liberté se transforme en cauchemar. C'est elle, devenue vieille, qui raconte à sa fille (dans un français pour le moins approximatif) ce bel été 1936.

En parallèle, la narratrice raconte comment, contre toute attente, Bernanos (écrivain et journaliste pour un journal catholique et conservateur) dénonce dans ses articles la violence inouïe de Franco et de ses sbires contre tout ce qui ressemble de près ou de loin à un communiste, un anarchiste ou un républicain.

Ces deux visions d'un même conflit, romantique pour Montse et politique pour Bernanos, dressent un tableau saisissant de cet épisode sanglant de notre histoire. À lire de toute urgence !

Les illusions éperdues

5 étoiles

Par . (Librairie L'Armitière)

Un très beau roman sur la guerre d'Espagne. Montse n'a pas 17 ans quand elle fuit son village avec son frère anarchiste faire la révolution... Mais bientôt, les fascistes arrivent et le rêve de liberté se transforme en cauchemar. C'est elle, devenue vieille, qui raconte à sa fille (dans un français pour le moins approximatif) ce bel été 1936.

En parallèle, la narratrice raconte comment Bernanos (écrivain et journaliste pour un journal catholique et conservateur) dénonce dans ses articles la violence inouïe de Franco et de ses sbires contre tout ce qui ressemble de près ou de loin à un communiste, un anarchiste ou un républicain.

Ces deux visions d'un même conflit, romantique pour Montse et politique pour Bernanos, dressent un tableau saisissant de cet épisode sanglant de notre histoire. À lire de toute urgence !

Espagne, franquisme

5 étoiles

Par .

J'ai aimé ce récit très personnel de la révolution contre-franquiste (oui, bon, je n'y connais rien en histoire de l'Espagne, alors pour moi il y a les franquistes qui ont gagné, et les autres : communistes, gauchistes, doux rêveurs qui ont perdu).
On sent dans ces pages l'envie de libertés de la jeunesse paysanne qui plane pendant ces quelques jours.
Mais le retour à la réalité est toujours rude. Ainsi, la mise en parallèle du texte de Georges Bernanos (vous savez, celui de Sous le soleil de Satan) ne permet pas complètement de goûter à ces joies de la découverte d'une autre façon de penser le monde.
C'est ce qui m'a gêné lors de cette lecture. La différence entre ce que vit la mère de la narratrice et le romancier pourtant catholique pratiquant.
Alors oui, c'est enrichissant, mais tellement décalé, et dans le ton et dans le style, et dans le propos.
Ceci dit, j'ai beaucoup aimé les passages "finaux" du frère de la narratrice Josep qui se rend compte que tout ses idéaux sont des grands mots. Et j'ai peiné avec la mère de celle-ci dans son exode vers la France, une fois la fête révolutionnaire terminée.
Un roman qui ne cesse d'anoncer que "La fête est finie".....
L'image que je retiendrai :
Celle de Montse, la mère de la narratrice, se liant d'amitié avec son beau-père, pourtant d'une condition si différente de la sienne.

http://motamots.canalblog.com/archives/2014/10/12/30742931.html

Brillant !

5 étoiles

Par . (Librairie La Galerne)

"Pas pleurer" est un roman puissant et détonnant sur la guerre d'Espagne. Ne mâchant pas ses mots sur les exactions de l'Eglise ou le silence des gouvernements voisins, et tout en rendant hommage à sa mère Montse, Lydie Salvayre livre un récit à la fois attachant et bouleversant. Le savoureux mélange linguistique de l'espagnol et du français donne une poésie singulière au roman et une tendresse profonde. Brillant !

une roman autobiographique

4 étoiles

Par .

L'auteure revient sur l'enfance de sa mère, jeune femme espagnole issue d'un milieu modeste, qui a vécu la guerre d'Espagne.

C'est un roman à trois voix (et oui, j'en rajoute une par rapport au mot de l'éditeur !)

Celle de cette mère qui perd aujourd'hui la mémoire et ne se souviens que de cette année 1936 ou elle a connu tour à tour l'exaltation de la liberté, l'espoir d'une vie meilleure, l'amour, les discordes, la guerre, l'exil ...

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